EXCLU. Un si grand soleil – Manu (Moïse Santamaria) : “Cette accusation d’agressions sexuelles est tellement injuste”
Manu, le flic intègre d’Un si grand soleil, va-t-il se sortir des fausses accusations d’agressions sexuelles proférées par Charlotte ? Moïse Santamaria explore les tourments de son personnage et donne son avis tranché sur l’évolution des moeurs et de la société en exclusivité pour Télé Star.
Quand vous lisez un scénario, vous attachez-vous à ce que vit le personnage que vous incarnez ou est-ce une lecture globale ?
Mo ï se Santamaria : Je commence par considérer le sujet. Je vois si ça me touche après je m’intéresse à ce que traverse intimement le personnage. Quand j’ai lu l’arche entre Manu et Charlotte, je me suis demandé ce que j’allais devoir défendre.
Dans quel état d ’esprit Manu est-il alors qu’il est accusé à tort par Charlotte ?
Je l’ai mis dans une révolte intérieure parce que cette accusation est tellement injuste. Il ne se dit pas que Charlotte est folle, il ne lui en veut pas, il veut juste comprendre pourquoi elle fait ça. C’est pour cette raison qu’après la phase de sidération, son instinct de flic l’amène à émettre l’hypothèse qu’elle est probablement manipulée.
Quelles réactions a suscité cette arche aupr ès des fans ?
Là, j’ai eu des courriers étonnants. Des femmes m’ont reproché de défendre cette intrigue dans laquelle la parole de la victime est mise en doute, comme si ça discréditait le témoignage de toutes celles qui portent plainte. Cet amalgame est fou ! Dès le départ, on comprend que Charlotte ment parce qu’elle est sous emprise. C’est ça le sujet. Et puis, même si on parle de faux témoignage, c’est aussi une réalité. Il arrive qu’une femme mente et accuse un homme du pire pour se venger. Ça existe mais il ne faut pas en tirer une généralité. Je trouve que dans les débats, on manque trop souvent de nuances.
Etes-vous féministe ?
Si on parle d’égalité de salaire, de parité dans le travail, de respect ce n’est pas du féminisme c’est du bon sens. Ce que je n’aime pas dans le féminisme c’est quand on essaie de mettre les hommes et les femmes dos à dos ou qu’on inverse les rôles.
C’est-à-dire ?
J’estime que, dans un foyer, le père et la mère n’ont pas le même rôle. On est complémentaires comme le soleil et la lune.
Vous n’êtes pas partisan de la déconstruction ?
J’en suis même loin ! Ce qui ne veut pas dire que je suis un immonde macho. Il faut juste de la mesure, de l’équilibre dans les rapports et du dialogue. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il y a un culte du développement personnel, tout le monde étale ses blessures intimes mais trop c’est trop. C’est à chacun de panser ses plaies et de ne pas les faire supporter aux autres.
Vos enfants (une fille de 7 ans, deux garçons de 10 et 25 ans) grandissent à l’heure des réseaux sociaux. Comment les protégez-vous ?
Les deux plus jeunes n’ont pas accès aux réseaux. Au collège, je concède un téléphone mais uniquement avec la fonction appel. Je ne comprends pas les parents qui laissent leur fille poster des photos d’elle dans des positions lascives. Pour moi, c’est inélégant et vulgaire, c’est-à-dire aux antipodes de ce que de ce que je trouve beau chez une femme. Il faut un minimum de pudeur et se respecter soi-même. Moi je veux préserver mes enfants de tout ça. C’est bien qu’il y ait une proposition de la loi pour limiter l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans mais c’est aux parents de rester vigilants parce que c’est un désastre. Ils peuvent être exposés à des images ou des contenus traumatisants.